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L’assurance vie, solution idéale pour défiscaliser et transmettre son patrimoine ?

GESTION FLEXIBLE : UNE SOLUTION FACE A LA CRISE

En période de forte volatilité des marchés et de manque de visibilité, il peut être judicieux de s’intéresser aux « fonds flexibles », une catégorie actuellement très « tendance », mais au périmètre encore mal défini. Voici ce qu’il faut savoir sur ces fonds pas comme les autres.

Depuis la crise financière de 2008, la volatilité est de mise sur les marchés. Les incertitudes qui pèsent toujours sur l’économie mondiale, l’endettement des Etats et les perspectives de reprise durable contribuent à entretenir les fluctuations de la bourse.
Dans ce contexte, les gérants de portefeuille ont dû adapter leurs méthodes d’allocations d’actifs. La “gestion flexible” est apparue, depuis quelques années, comme une nouvelle forme de placement plus souple et réactive que les autres pour réduire les risques et maximiser les profits, à la hausse comme à la baisse, au sein de marchés frappés d’instabilité chronique.

Un périmètre incertain

Il n’existe cependant pas encore de définition officielle de la gestion flexible. L’Autorité des marchés financiers (AMF) parle de fonds diversifiés à “gestion flexible” ou “discrétionnaire” et les classe dans la catégorie des “OPCVM diversifiés”, avec les fonds à performance absolue, les fonds monétaires dynamiques, les fonds profilés ou “mixtes”…

Pour cerner ce qu’est la gestion flexible, il faut donc passer par la gestion classique. Alors que dans un fonds traditionnel, le gérant est contraint par un thème précis (un OPCVM “small caps Europe” doit toujours investir une large part de son avoir en actions de sociétés de moyenne capitalisation de la zone euro), un fonds flexible offre toute liberté au gérant pour, à tout moment, investir tout ou partie du fonds sur la classe d’actif la plus intéressante : monétaire, actions, matières premières obligations, taux, couverture, et dans la zone géographique de son choix. Que le fonds flexible soit “100 % en actions” ou “diversifié”, la gestion flexible doit donc permettre au gérant de rechercher la performance partout où elle se trouve, sans être tenu par un indice, un secteur, un thème, une zone géographique, un objectif de cours ou un profil-type de client.

Investir dans l’immobilier

Pour arbitrer en gestion flexible, les gérants utilisent plusieurs méthodes.
« Certains ont une approche fondamentale, explique Bruno Saugnac, responsable de la gestion diversifiée et des fonds de fonds chez Amundi, filiale du Crédit Agricole. Soit Ils s’attellent à décrypter les tendances macro-économiques pour choisir les bonnes classes d’actifs et zones géographiques, soit ils se fondent sur l’analyse des comptes d’exploitation et des bilans pour piloter une gestion très “stock-picking”. D’autres utilisent des approches dites systématiques, basées sur des modèles mathématiques qui déclenchent l’arbitrage en cas de changement de tendance du marché. » Dans un cas comme dans l’autre, la plupart des gestions flexibles s’attachent à protéger les portefeuilles dans les phases de baisse. En contrepartie, ce type de gestion peut offrir une moindre participation aux phases de hausse.

Privilégier la liberté… et l’expérience

Propriétaire ou non de sa résidence principale, on peut se procurer des revenus complémentaires, tout en défiscalisant ses revenus.

Mise à l’honneur au dernier salon Patrimonia, en octobre 2010, la gestion flexible est-elle aussi intéressante qu’elle en a l’air ? Les performances de ces produits sont très hétérogènes, et les performances moyennes de la gestion flexible ont pu être pénalisées par celles de fonds dits flexibles mais comprenant des “profils de gestion” (prudent, équilibré, dynamique), et donc bien plus rigides qu’il n’y paraît. Il convient donc d’être attentif au degré de liberté accordé au gérant, qui doit être stipulé dans le document AMF du fonds. « La notice AMF doit également indiquer les limites maximum et minimum de variation de composition du portefeuille », précise Bruno Saugnac.

Le succès d’une gestion flexible, on le comprend, repose essentiellement sur la réactivité, la vision et l’expérience, bref le “talent” du gérant. L’investisseur renonce à intervenir et laisse à son gérant une totale latitude d’arbitrage, sans autre objectif que celui d’un meilleur rendement, et sans garantie de retrouver au moins son capital. On prendra donc bien soin de n’engager qu’une partie de son investissement dans ce type de fonds, après une étude rigoureuse : « Dans cet univers très hétérogène, le choix doit s’effectuer en fonction de l’historique du gérant, et de l’équation rendement/risque/volatilité du fonds », indique Bruno Saugnac. Outre ces critères, les détenteurs de PEA prendront soin de sélectionner des fonds flexibles éligibles à l’enveloppe, car tous ne le sont pas.

Uni-éditions – Pierre de Beauvillé – janvier 2010