Edition du 23 décembre 2011
L’argent de la BCE rassure sans convaincre
Les marchés en direct
Les marchés ont été réconfortés cette semaine par des indicateurs économiques positifs en Allemagne et aux Etats-Unis. L’activité et les perspectives de la construction de logements se sont nettement améliorées aux États-Unis en novembre. Les mises en chantier de logements ont rebondi de 9,3% par rapport à octobre. En hausse de 24,3% sur un an, l’indice de la construction se situe à son niveau le plus élevé depuis avril 2010. En fin de semaine, ce sont les indicateurs macro économiques qui ont été jugés encourageants hormis le PIB du 3ème trimestre définitif qui s’établit à 1,8% contre 2% attendu. En Allemagne, l’indice IFO qui mesure le climat des affaires, a progressé en décembre comme en novembre, suggérant que l’économie allemande résiste mieux que prévu au ralentissement en cours dans le reste de la zone euro.
L’opération de refinancement des banques de la BCE n’a en revanche pas totalement convaincu. Mercredi, la BCE a procédé à une opération de refinancement, de manière illimitée à un taux fixe de 1% pendant trois ans : les banques ont ainsi pu lever 489 milliards d’euros, soit bien plus que le chiffre de 310 milliards d’euros attendu par les marchés, Cette opération alimente l’espoir qu’un tarissement du crédit pourra être évité et que l’argent récolté servira à acheter de la dette italienne et espagnole, une hypothèse qui soulève parfois le scepticisme de certains analystes. Les taux des obligations de nombreux pays de la zone euro se sont d’ailleurs paradoxalement tendus après cette opération, surtout ceux de l’Espagne et l’Italie. Le taux à 10 ans de l’Espagne montait nettement à 5,234% (contre 5,030% mardi à la clôture) tout comme celui de l’Italie à 6,745% (contre 6,571%).
C’est également l’injection maximale qu’ait effectuée la BCE dans le système bancaire, dépassant les 450 milliards d’euros servis en 2009 à l’occasion de sa première opération à un an. Pour mémoire, une autre opération du même type est programmée pour le 29 février prochain.
Le succès de l’opération ne suffit toutefois pas à conforter le rally de fin d’année qui semblait s’être enclenché mardi.
L’euro se maintient à 1,30 dollar cette semaine, avec la menace qui plane toujours de nouveaux abaissements de notes de dette souveraine sur la zone euro, et particulièrement sur la France.
Le pétrole clôture la période en hausse,soutenu par les craintes de perturbation de l’approvisionnement en provenance d’Iran.
Sources : Bloomberg et sources de presse Achevé de rédiger le 23 décembre 2011 sur la base des cours de clôture au 22 décembre 2011







