Edition du 10 février 2012
Semaine sans grand relief sur les marchés actions mondiaux
Les marchés en direct
En Europe, une résolution sur le dossier grec se fait toujours attendre, ce qui a entraîné quelques essoufflements des indices qui clôturent toutefois en hausse sur la semaine. Les investisseurs ont en effet gardé l’espoir de voir une issue émerger sur ce dossier. Mais la prudence a fait son grand retour ce vendredi 10 février, les indices européens reculant à l’unisson. Les investisseurs réagissent en effet avec circonspection à l’ultimatum lancé par Bruxelles, qui exige qu’Athènes fasse voter de nouvelles mesures dont des économies supplémentaires, avant le 15 février. Les banques ont été pénalisées par ce nouvel épisode du feuilleton grec.
Les Bourses européennes ont été également focalisées sur la BCE, qui a finalement décidé de maintenir ses taux inchangés. Cette annonce, en ligne avec les attentes des investisseurs, a fait occulter des indicateurs économiques européens mitigés. En effet, la production industrielle de la France a diminué de 1,4% en décembre, après une hausse de 1,1% le mois précédent. En Allemagne, la première économie de la zone euro, les prix à la consommation ont diminué de 0,4% en janvier, alors qu’ils ont augmenté de 2,1% en un an.
Aux Etats-Unis, le moral des marchés a été alimenté positivement par la nouvelle baisse des inscriptions hebdomadaires au chômage et les résultats d’entreprises supérieurs aux attentes, notamment ceux de Cisco Systèmes. Au final, le Nasdaq s’envole de 9,7%, loin devant le S&P 500 qui gagne 4,90% depuis le début de l’année.
L’optimisme a aussi été de mise en Asie, malgré la publication d’une inflation décevante (+4,5% v/s +4,1% en décembre), qui pourrait doucher quelque peu les attentes sur le desserrement de la politique monétaire en Chine.
Du côté des matières premières, le baril de Brent a gagné plus de 5% sur la semaine. L’or noir a réagi favorablement à une solution prochaine du dossier grec, ce qui soulagerait les perspectives macro-économiques de la zone euro. D’autre part, la baisse du dollar face à l’euro sur le mois a eu tendance à faire monter le prix du pétrole, qui se négocie en monnaie américaine.
Sources : Bloomberg et sources de presse Achevé de rédiger le 10 février 2012 sur la base des cours de clôture au 9 février 2012








