Edition du 17 février 2012
Toujours dans l’attente d’un règlement sur la dette grecque
Les marchés en direct
Les indices européens, de nouveau fragilisés, ont reculé sur la semaine. Le report probable du renflouement de la Grèce au mois d’avril, où se joueront les élections qui devraient ajouter à la confusion autour d’un éventuel défaut, a grippé le moral des investisseurs. De même, la menace par Moody’s de la dégradation de plusieurs banques mondiales a ajouté à l’incertitude ambiante. Dans ce contexte difficile pour la zone Euro, les bonnes nouvelles ont été vite oubliées. Aussi, la promesse par Pékin d’aider l’Europe à travers l’élargissement de la force de frappe du FMI et du FESF (Fonds Européen de Stabilité Financière), actuellement à court d’argent, n’a que temporairement rassuré. Sur le front des statistiques, des nouvelles pourtant rassurantes dont celle du PIB français ressorti supérieur au quatrième trimestre à celui de l’Allemagne, n’ont pas non plus réussi à réchauffer l’atmosphère.
Le marché obligataire s’est mieux comporté. L’Espagne et la France ont réussi à placer sans difficulté leur dette souveraine cette semaine, malgré l’abaissement à « négative » de la perspective du triple A de la France et la dégradation de la note de l’Espagne par Moody’s. L’attrait pour la dette espagnole en particulier se confirme après la détente des taux déclenchée par l’opération de refinancement à trois ans (LTRO) de la BCE en décembre.
Le scénario a été différent pour Wall Street qui clôture en territoire positif, malgré quelques tiraillements à la baisse pour des raisons différentes par rapport à la zone Euro. Aux Etats-Unis, la déception sur le chiffre de la production industrielle qui est resté inchangé et les dernières minutes du FOMC de janvier, qui ont laissé peu de place à un troisième programme d’assouplissement quantitatif, ont terni un temps l’optimisme des opérateurs, qui se sont vite repris sous l’effet de publications de bonne facture. Tant du côté de l’emploi que de l’immobilier ou de l’activité manufacturière, tout semble en effet confirmer que l’activité américaine se redresse.
Ces dernières nouvelles en provenance des Etats-Unis ont joué en faveur du dollar qui s’est apprécié face à l’euro. Les cambistes continuent ainsi de se réfugier auprès de la valeur sûre que représente la monnaie américaine.
Les marchés asiatiques ont évolué en hausse cette semaine. La banque centrale japonaise (BoJ) a finalement estimé que la situation économique de l’archipel était suffisamment préoccupante pour annoncer, le mardi 14 février, un nouvel assouplissement surprise de sa politique monétaire. La BoJ va ainsi consacrer 97 Mds de dollars au rachat d’obligations à maturité longue, portant à 350 Mds de dollars le montant total alloué en mesures non conventionnelles.
Sources : Bloomberg et sources de presse Achevé de rédiger le 17 février 2012 sur la base des cours de clôture au 16 février 2012







