Les marchés en direct
L’incertitude a dominé sur les marchés lors des 5 séances passées et les messages prudents de la part des Banques Centrales européenne et américaine n’auront pas conforté la tendance haussière des semaines passées. De même, alors que s’ouvre la saison des publications annuelles 2009, les premiers résultats des entreprises américaines ont apporté leur lot de bonnes surprises (Kraft Foods, Intel) et de moins bonnes (avec l’exemple du géant de l’aluminium Alcoa ou de la banque d’affaires JP Morgan). Lors des prochaines semaines, l’évolution des marchés devrait être étroitement dictée par les messages envoyés par les grandes entreprises à l’occasion de leur rendez-vous annuel avec les investisseurs.
Etats-Unis : recul surprise des ventes de détail en décembre
Les ventes de détail ont reculé de 0.3% en décembre, leur première baisse en 3 mois alors même que les investisseurs anticipaient une progression liée aux fêtes de fin d’année.
L’économie américaine reste fragile selon la Fed mais la reprise se propage selon le « Beige Book »
L’activité économique aux Etats-Unis est restée faible en ce début d’année 2010 mais elle montre de modestes signes d’amélioration dans plusieurs régions estime la Fed dans son rapport « Beige Book » publié cette semaine. Néanmoins, le marché de l’emploi reste déprimé dans la majeure partie du pays malgré un frémissement des intentions d’embauches dans certaines régions. Aussi, la Fed devrait maintenir ses taux à un niveau exceptionnellement bas pendant une période prolongée afin de ne pas enliser la reprise alors que plusieurs indicateurs restent en territoire négatif : la demande d’emprunt a continué de reculer, la qualité du crédit s’est dégradée et l’immobilier commercial reste déprimé.Une Banque Centrale Européenne prudente sur les perspectives européennes
La Banque Centrale Européenne (BCE) a décidé jeudi, comme anticipé, de ne pas modifier ses taux directeurs. Le taux de refinancement de la BCE reste donc à son plus bas niveau historique de 1,0% depuis mai 2009.
Jean-Claude Trichet a exclu une intervention « particulière » de la BCE en cas de graves difficultés d’un membre de la zone Euro. Il a également estimé que la Grèce avait beaucoup d’efforts à faire tout en refusant de commenter le
plan gouvernemental grec. Ce plan triennal d’assainissement des finances publiques prévoit de ramener le déficit budgétaire de la Grèce à 2.8% du PIB en 2012 (à comparer à 12.7% en 2009).
Par ailleurs, le Conseil des gouverneurs estime que l’économie de la zone Euro devrait croître à un rythme modéré en 2010, reconnaissant que la reprise sera probablement inégale et que les perspectives restent soumises à des "incertitudes", a notamment déclaré Jean-Claude Trichet. Les dernières informations confirment que, "vers la fin de l’année 2009, l’activité économique au sein de la zone Euro continuait de croître", a également souligné le président
de la BCE.
Pour mémoire, d’après les dernières statistiques de la Commission Européenne, le sentiment économique dans la zone Euro s’est amélioré davantage que prévu en décembre, cependant le taux de chômage a atteint le seuil des 10%, les ventes au détail ont déçu et la masse monétaire M3 (monnaie en circulation dans l’économie) s’est contractée pour la première fois dans l’histoire de la zone Euro.
Achevé de rédiger le 15 janvier 2010 – Reuters et sources de presse







