Edition du 2 juillet 2010
Des nouvelles économiques défavorables accentuent le repli des marchés
Les marchés en direct
Les principaux marchés boursiers ont accentué leur repli cette semaine, pénalisés par plusieurs indicateurs américains et chinois en recul qui ont fait craindre aux investisseurs un brutal retour de l’économie mondiale en récession. L’arrivée à échéance d’un prêt massif de la BCE aux banques de la zone Euro, à un taux exceptionnellement bas de 1%, a également pesé sur la tendance, ravivant leurs inquiétudes sur la solidité du secteur bancaire européen. Enfin, les investisseurs ont également redouté une nouvelle dégradation de la notation financière de l’Espagne par l’agence Moody’s suite à la mise sous surveillance négative de cinq régions du pays. Dans ce contexte, les flux acheteurs sur les obligations gouvernementales américaines et allemandes se sont poursuivis, comme le montre la baisse de leurs rendements sur la semaine (respectivement de 3,13% à 2,95% et de 2,62% à 2,58%). Sur le marché des changes, l’euro a amplifié son rebond face à un dollar pénalisé par les indicateurs américains décevants.
Dans ce contexte, les flux acheteurs sur les obligations gouvernementales américaines et allemandes se sont poursuivis, comme le montre la baisse de leurs rendements sur la semaine (respectivement de 3,13% à 2,95% et de 2,62% à 2,58%). Sur le marché des changes, l’euro a amplifié son rebond face à un dollar pénalisé par les indicateurs américains décevants.
Ralentissement outre-Atlantique…
La confiance du consommateur américain, mesurée par l’indice du Conference Board, s’est inscrite en forte baisse en juin après trois mois de hausse consécutive, reflétant essentiellement leurs craintes vis à vis de la dégradation du marché du travail. A ce titre, l’enquête mensuelle réalisée par le cabinet « ADP » publiée deux jours avant les chiffres officiels de l’emploi du département du travail, a montré que les créations d’emplois dans le secteur privé (13 000 en juin) étaient bien plus faibles que prévu (60 000) et inférieures à celles du mois de mai (57 000). Malgré ce cinquième gain mensuel consécutif, il s’agit du niveau le plus décevant depuis février. De même, bien que la consommation des ménages soit ressortie modérément au-dessus des attentes (+0,2% en mai contre +0,1 estimé et 0% en avril), leur évolution continue de montrer un essoufflement après un premier trimestre dynamique. Celle-ci s’accompagne d’ailleurs d’une remontée du taux d’épargne aux niveaux observés en septembre 2009.Le ralentissement de l’activité est également constaté au niveau de l’activité industrielle. L’indice ISM manufacturier a en effet chuté à 56,2 en juin (contre 59,7 en mai et 59 attendu), pénalisé par la chute de la composante des « nouvelles commandes », des « livraisons » et du « carnet de commandes ». Il convient également de souligner que la composante « emploi » s’est effritée légèrement à 57,8 (contre 59,8 en mai). Il s’agit du niveau de l’ISM le plus bas depuis décembre 2009.
Enfin, du côté de l’immobilier, les dépenses de construction ont diminué de 0,2% en mai, un recul toutefois moins important que prévu (-0,8%). A l’inverse, et dans la lignée des publications défavorables de la semaine dernière, les promesses de ventes dans l’immobilier ancien ont chuté de 30% en mai, soit nettement plus que prévu (-12,5%), après l’expiration, fin avril, du crédit d’impôt très populaire.
… et en Chine également ?
L’indice PMI manufacturier pour le mois de juin a montré que l’industrie chinoise était également dans une phase de ralentissement, et ce en réaction aux efforts déployés par Pékin pour freiner l’expansion du secteur immobilier et contenir l’augmentation des crédits. L’indice a en effet reculé à 52,1 contre 53,9 le mois dernier, et fait état d’une baisse de 1,4% de la composante « production ».Craintes à la veille du remboursement des 442 milliards d’euros prêtés il y a un an par la BCE aux banques de la zone Euro…
Ces craintes, qui ont particulièrement pesé sur la tendance des marchés mercredi, ont été finalement apaisées par le comportement des établissements financiers lors de la dernière opération de refinancement lancée sur trois mois par la BCE : au total, 171 banques de la zone Euro (contre plus de 1 000 il y a un an) ont obtenu 132 milliards d’euros, à un taux fixe de 1%.Dernière minute Economie
Rapport sur l’emploi américain (Juin)L’économie américaine a détruit 125 000 emplois non-agricoles en juin, soit un peu plus que prévu (110 000), en raison de la fin de plusieurs milliers de contrats intérimaires liés au recensement et des recrutements moins nombreux qu’espéré dans le secteur privé (83 000 contre 112 000 attendues). C’est la première fois depuis le début de l’année que l’économie américaine a détruit des emplois et le nombre de destructions de postes enregistré le mois dernier est le plus élevé depuis octobre 2009. Malgré les destructions d’emplois enregistrées sur le mois, le taux de chômage ressort à 9,5% en juin, son plus bas niveau depuis juillet 2009, contre 9,7% en mai. Ce recul peut s’expliquer par des sorties définitives d’une partie des chômeurs du marché du travail.
Taux de chômage zone Euro (Mai)
Le taux de chômage est resté stable dans la zone Euro en mai, à 10%, notamment en raison de la baisse du nombre de demandeurs d’emplois en Allemagne, évolution qui a compensé la hausse du taux de chômage en Espagne.
Sources : Reuters et sources de presse, achevé de rédiger le 2 juillet 2010 sur la base des cours de clôture au 1er juillet 2010







