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Dubaï inquiète les marchés
En fin de semaine, l’annonce du gel d’une partie de la dette de Dubaï World (principale société publique de l’Emirat) a fait plonger les principaux indices mondiaux européens et asiatiques. Aussi, sur la seule séance de jeudi, le CAC 40 a perdu 3.41% abandonnant plus de la totalité des gains enregistrés sur les 4 séances précédentes. Fermée jeudi en raison de la fête de Thanksgiving, la Bourse de New York a clôturé la séance de mercredi à son plus haut niveau depuis 13 mois à la faveur de statistiques américaines sur l’emploi et l’immobilier jugées rassurantes. Dans ce contexte de remontée brutale de l’aversion au risque, les rendements des emprunts d’Etat américain et européen se sont fortement détendus.Les difficultés de l’Emirat de Dubaï...
Dubaï World a demandé à ses créanciers un moratoire de 6 mois sur sa dette s’élevant à près de 60 Mds de dollars contractée auprès d’environ 70 banques internationales. Ce moratoire constituerait la première étape de la restructuration de la dette de la première entreprise publique de l’Emirat.
Cette nouvelle a provoqué une vague de panique sur les bourses mondiales et en particulier sur les valeurs bancaires et celles détenues en partie par des investisseurs du Golfe à l’instar du London Stock Exchange, ou des constructeurs automobiles allemands Porsche et Daimler. Les investisseurs craignent un « effet domino » en cas de défaillance de Dubaï.
L’Emirat a tenté de rassurer les marchés en précisant que son entreprise bénéficiaire DP World qui exploite 49 ports dans le monde ne serait pas inclue dans la restructuration.
Néanmoins, les notations de plusieurs entreprises de Dubaï (dont DP World) ont été dégradées. Les investisseurs tentent désormais d’estimer précisément l’exposition des banques occidentales au risque de défaut de ces entreprises.
... sont venues occulter les bonnes nouvelles conjoncturelles aux Etats-Unis
Les ventes de logements ont atteint en octobre leur rythme le plus élevé depuis plus de deux ans et demi soutenues notamment par le crédit d’impôt octroyé par l’administration aux primo-accédants. Par ailleurs, selon l’étude publiée par la NABE (National Association for Business Economics), le cycle des
licenciements touche à sa fin et l’économie devrait de nouveau créer des emplois en 2010. Par ailleurs, les demandes hebdomadaires (semaine achevée le 21/11) d’allocations chômage ont brutalement chuté pour atteindre leur plus bas niveau depuis septembre 2008 confirmant l’amélioration de cette statistique.
Les conditions d’accès au crédit restent difficiles en zone Euro
En zone Euro, les prêts au secteur privé ont de nouveau reculé (-0.8% en octobre et -0.3% en septembre). Ce ralentissement est encore plus perceptible pour les sociétés non financières (-1.2% en octobre et -0.2% en septembre). Concernant les prêts à la consommation, la tendance est légèrement plus favorable.
Ces éléments ne militent pas en faveur d’un scénario de retour de l’inflation et contribuent au maintien de la politique monétaire très accommodante de la BCE.
Le dollar a atteint son plus bas niveau depuis 14 ans face au yen
Le dollar est tombé à son plus faible niveau face au yen depuis 14 ans passant sous le seuil de 85 yen. Le ministre des Finances de l’Archipel estime que cette parité pénalise la compétitivité des entreprises japonaises exportatrices et souligne le risque d’un yen fort pour un pays tout juste sorti d’une longue période
de déflation.
Achevé de rédiger le 27 novembre 2009 – Reuters et sources de presse







