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Dubaï : le risque systémique écarté

Edition du 04 Décembre 2009
Dubaï : le risque systémique écarté

Les marchés en direct

Les principales places boursières ont renoué avec la hausse cette semaine, en réaction à l’apaisement des craintes liées aux problèmes d’endettement de Dubaï et dans le sillage de la publication de solides indicateurs sur l’activité économique américaine. Par ailleurs, l’annonce par Bank of America, de son intention de rembourser au plus vite les 45 milliards de dollars prêtés par le Trésor dans le cadre du plan de soutien au système financier (TARP) a également participé au regain d’enthousiasme des investisseurs.

Les indicateurs sur l’activité économique américaine rassurent…

Le secteur immobilier américain a affiché de nouveaux signes de redressement en octobre : les promesses de vente ont enregistré une hausse supérieure aux attentes, atteignant ainsi leur plus haut niveau depuis 3 ans et demi ; les dépenses de construction se sont quant à elles stabilisées, après cinq mois consécutifs de baisse. Par ailleurs, l’enquête mensuelle « ADP » sur l’emploi américain, a montré que le rythme des destructions de postes ralentissait en novembre (-169 000 contre -195 000 en octobre), une évolution favorable également confirmée par le bilan mensuel de la Fed sur l’activité économique globale (Livre Beige). La Fed a en effet constaté que la conjoncture s’était « légèrement » améliorée et que le marché de l’emploi, bien que toujours « faible » montrait des signes de stabilisation. Puis, la stabilisation des chiffres de ventes de voitures observée en novembre aux États-Unis, malgré la fin du dispositif de prime à la casse, a également été une nouvelle particulièrement encourageante pour la croissance outre-Atlantique. Enfin, selon l’indicateur avancé ISM, l’activité des industries manufacturières américaines a continué de croître en novembre pour le quatrième mois de suite, mais à un rythme moins rapide que le mois précédent. Il convient de souligner que les composantes mesurant les nouvelles commandes et la production sont restées à des niveaux élevés, laissant présager une poursuite de l’amélioration actuelle. En revanche, dans les services, l’ISM a montré un ralentissement inattendu de l’activité sur le mois puisque l’indice, est repassé sous le seuil de contraction de 50 points (à 48,7). Cette nouvelle plus décevante sur l’économie a d’ailleurs freiné la progression des marchés américains sur la séance de jeudi.

… ce qui se traduit également par la correction du marché américain des emprunts d’Etat

Dans ce contexte de baisse de l’aversion au risque, le marché des emprunts d’Etat, traditionnellement considéré comme placement « refuge » s’est replié cette semaine aux États-Unis. Aussi, le taux à 10 ans* américain est ainsi passé de 3.20% à près de 3.40%. En revanche en zone Euro, le marché des emprunts d’Etat est resté stable. La BCE a pourtant révisé à la hausse ses prévisions de croissance dans la zone Euro pour 2010 et annoncé ses premières décisions concernant le retrait progressif des mesures exceptionnelles qu’elle avait adoptées pour soutenir le crédit et l’activité économique. Mais les investisseurs, préoccupés par les propos de la BCE jugeant la reprise « fragile » et soulignant que les facteurs de regain d’activité dans la zone Euro étaient « temporaires », sont en effet restés positionnés sur les emprunts d’Etat.

* Pour mémoire, les cours des obligations évoluent en sens inverse des taux d’intérêt.

Achevé de rédiger le 4 décembre 2009 – Reuters et sources de presse