Enveloppes de gestion : des outils pour gérer un capital
Les enveloppes de gestion offrent un cadre fiscal et légal pour gérer un capital. En fonction de leurs caractéristiques, l’assurance vie, le contrat de capitalisation, le compte-titres ou le PEA permettent de bénéficier d’avantages fiscaux qui leur sont propres.
Assurance vie : épargne, prévoyance et planification successorale
L’assurance vie est l’une des enveloppes de gestion parmi les plus souples qui soient, car dotée d’une capacité à répondre à la quasi-totalité des objectifs d’épargne et de prévoyance. Les avantages fiscaux qui s’y rattachent, s’ils ont en partie perdu de leur intérêt, confèrent encore à l’assurance vie une grande attractivité. Elle permet aussi d’organiser efficacement la transmission de son patrimoine.
Contrat de capitalisation : mieux maîtriser l’ISF
Ce contrat présente de grandes similitudes avec l’assurance vie. Les mêmes principes de gestion s’appliquent, de même que la fiscalité sur le revenu. Toutefois, contrairement à l’assurance vie, le contrat ne prévoit pas de bénéficiaire en cas de décès : il est intégré en totalité à la succession. Dans un contrat de capitalisation, l’ISF est uniquement calculé sur la valeur nominale. Rappelons que dans un contrat d’assurance vie, les plus-values générées sont aussi prises en compte.
Compte-titres : bénéficier de la fiscalité des plus-values mobilières
Il s’agit d’un compte accueillant des investissements en valeurs mobilières : actions, obligations (en direct ou par l’intermédiaire de SICAV, FCP, et autres OPCVM). Il peut être détenu en pleine propriété, en nue-propriété ou en usufruit.
La fiscalité des plus-values mobilières s’applique aux comptes-titres. Plusieurs changements sont à noter depuis le 1er janvier 2011. Les plus-values sont imposables au taux de 19 % dès le premier euro. Il faut ajouter 12,3 % de prélèvements sociaux. Le total de l’imposition est donc de 31,3 %.
PEA : un régime fiscal privilégié
Le PEA est un compte-titres doublé d’un compte espèces. Il permet de placer des sommes sur les marchés financiers dans le cadre d’un régime fiscal privilégié. Les plus-values réalisées et les revenus encaissés dans le cadre de la gestion du PEA sont exonérés de l’impôt sur le revenu. Les règles des plus-values mobilières s’appliquent aussi au Plan d’épargne en actions. Les gains sont donc taxés sur l’ensemble des gains réalisés depuis l’ouverture du PEA. Si le PEA a duré entre 2 et 5 ans, le gain est imposé à 31,3 %, et à 34,8 % s’il a duré moins de 2 ans.
© Reed Business Information, Eric Nicolier, janvier 2011.







