Les marchés en direct
La tendance haussière des marchés boursiers observée depuis le 8 juin dernier s’est inversée mardi, suite à la publication de chiffres défavorables concernant le secteur immobilier américain.
En effet, les ventes de logements anciens ont reculé de manière inattendue en mai (-2,2%) : 5,66 millions d’unités vendues ont été enregistrée contre 6,12 millions attendues et 5,79 millions au mois d’avril. De même, les ventes de logements neufs ont plongé de 32,7% en mai, à 300.000 unités : le chiffre le plus faible depuis la création de cette statistique en 1963. Cet effondrement
majeur est consécutif à la fin du dispositif d’incitation fiscale à l’achat mis en oeuvre par l’Administration Obama. Rappelons que les acheteurs devaient signer un contrat au plus tard le 30 avril dernier pour pouvoir bénéficier du crédit d’impôt fédéral qui arrivait à expiration.
Notons parallèlement qu’entre avril et mai, le prix de vente médian d’un logement neuf a reculé de 1% pour tomber à 200.900 dollars. Sur un an, les prix ont chuté de 9,6%, enregistrant leur plus forte baisse depuis juillet 2009.
Les commentaires plus prudents du président de la Fed à l’issue de son comité de politique monétaire mercredi, n’ont guère contribué à rassurer les investisseurs sur l’état de santé de l’économie américaine.
B. Bernanke a pris acte d’une reprise hésitante aux Etats-Unis en renouvelant son engagement à maintenir des taux exceptionnellement bas pendant une période prolongée. Il a également confirmé le ralentissement observé sur le marché immobilier et rappelé que la consommation restait freinée par un chômage élevé, une croissance des revenus modestes et une diminution de la richesse patrimoniale.
Dans ce contexte, les indices ont subi des prises de bénéfices cette semaine suite à la forte hausse des marchés actions durant les deux semaines précédentes. Nous avons par ailleurs observé un flux acheteur sur les obligations gouvernementales allemandes et américaines. Ainsi, les rendements de ce type d’obligations se sont détendus sur la semaine
(respectivement de 2,75% à 2,62% et de 3,24% à 3,13%). A l’inverse, le rendement de l’emprunt d’Etat grec est repassé au-dessus de 10% pour la première fois depuis le 10 mai.
Sur le marché des changes, l’euro est resté stable face au dollar, profitant d’un côté, des nouvelles moins favorables sur la conjoncture américaine, et souffrant de l’autre, des craintes relatives à la crise des dettes souveraines des pays de la zone Euro.
Dernière minute Economie
Le PIB des Etats-Unis a finalement progressé de 2,7% en rythme annualisé au premier trimestre, selon la dernière estimation (contre +3,0% en 2e estimation). Ce taux de croissance plus faible s’explique, entre autres, par la progression moins forte que prévu des dépenses des ménages et des entreprises au premier trimestre. Elles ont atteint respectivement 3% et 2,2%, contre 3,5% et 3,1% estimés précédemment. Notons toutefois qu’il s’agit là du troisième trimestre consécutif d’expansion du PIB américain, après la pire récession que le pays n’ait jamais connue depuis les années 1930.Sources : Reuters et sources de presse, achevé de rédiger le 25 juin 2010 sur la base des cours de clôture au 24 juin 2010







