Les marchés en direct
La consolidation des principaux marchés s’est accentuée cette semaine malgré des publications de résultats toujours globalement bien orientées mais reléguées au second plan. Plusieurs indicateurs économiques sont en effet venus raviver les craintes des investisseurs sur la vigueur de la reprise américaine. La semaine s’est néanmoins achevée sur une note plus positive avec l’annonce d’une croissance du PIB américain plus forte qu’attendue au 3ème trimestre. Si elle était confirmée, cette première estimation marquerait un retour à la croissance après avoir traversé leur pire récession depuis la grande dépression des années 30. Au final, les principaux indices boursiers restent en territoire négatif sur 5 séances.
États-Unis : des statistiques contrastées mais …
Plusieurs indicateurs ont ravivé les craintes sur la solidité et la pérennité de la croissance.
Tout d’abord, la confiance des ménages américains, mesurée par l’indice du Conference Board, s’est inscrite en baisse en septembre pour le 2ème mois consécutif, en raison des inquiétudes liées au marché de l’emploi. Le fort recul de la composante « anticipation » de l’indice a particulièrement inquiété les investisseurs 4 semaines avant la célébration du weekend de « Thanksgiving » (26-29 novembre) qui marque traditionnellement le point culminant des
ventes de détail de fin d’année. Puis, dans le secteur immobilier, la chute inattendue des ventes de logements neufs en septembre (-3.6% par rapport à août) a mis fin à cinq mois de hausse consécutive et a alimenté les doutes sur la vigueur de la reprise. Cette baisse a notamment été expliquée par la perspective de l’arrêt fin novembre d’une mesure gouvernementale visant à offrir aux primoaccédants un crédit d’impôt de 8 000 dollars. Néanmoins, la forte hausse des ventes de logements anciens en septembre (+9.4% en glissement annuel) démontre que le marché immobilier demeure mieux orienté.
… la croissance a confirmé son retour pendant l’été
Sans surprise, la Fed a maintenu le niveau actuel de ses taux « pour une période prolongée » en raison des difficultés liées au chômage, à la faible croissance des revenus, à la décote des actifs immobiliers et au resserrement du crédit. La Fed a néanmoins adopté une position plus accommodante qu’anticipée. Ce statu quo offre la perspective de taux durablement bas pour
les marchés, ce qui constitue un facteur de liquidité positif et de soutien indéniable pour les actifs risqués.
De même, la BCE n’a pas modifié sa politique monétaire. Néanmoins, son président, Jean-Claude Trichet a commencé à évoquer le retrait de ses mesures non conventionnelles. L’institut pourrait ainsi ne pas renouveler ses opérations de refinancement à 1 an dont la dernière aura lieu le 15 décembre prochain. En revanche, les opérations à trois et six mois pourraient être maintenues.
Achevé de rédiger le 30 octobre 2009 – Reuters et sources de presse







