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La Grèce fragilise les marchés européens

Edition du 9 avril 2010
La Grèce fragilise les marchés européens

Les marchés en direct

Bien que l’économie américaine ait continué à délivrer des statistiques confirmant la reprise, les marchés boursiers européens se sont inscrits en repli cette semaine. L’état des finances publiques de la Grèce a de nouveau été au coeur des préoccupations des investisseurs, notamment suite à des rumeurs de déficit budgétaire plus important qu’initialement annoncé et de renégociation du plan de sauvetage récemment conclu par les membres de l’Union Européenne et le FMI. Dans ce contexte, le rendement à 10 ans de l’emprunt d’Etat grec a atteint plus de 7% s’écartant fortement du niveau de son homologue allemand, le Bund, qui lui s’est maintenu autour de 3.15% ; l’euro a quant à lui de nouveau perdu du terrain face au dollar.

Etats-Unis : des indicateurs toujours bien orientés mais la Fed maintient le cap.

Après avoir publié la semaine dernière un indice ISM manufacturier à son plus haut niveau depuis plus de 5 ans et demi (59.6 en mars), l’économie américaine a montré que la confiance des chefs d’entreprises s’était également améliorée dans les services, puisque l’indice ISM s’est établi à 55.4 en mars, à son plus haut niveau depuis mai 2006. Concernant le marché immobilier, les investisseurs ont également eu une bonne surprise : les promesses de vente de logements anciens ont enregistré une hausse de 8.2% en février alors que les économistes attendaient une stabilité.

Avec cette série de récentes statistiques économiques meilleures que prévu, dont les chiffres de l’emploi pour le mois de mars publiés vendredi dernier, les investisseurs craignaient de voir la Fed opérer un relèvement de ses taux directeurs plus tôt que prévu.

Mais la Fed est à juste titre intervenue cette semaine pour rappeler qu’elle maintiendrait ses taux à un niveau très bas pendant une période qui pourrait être plus longue que prévu si les perspectives se détérioraient ou si l’inflation reculait encore.

Zone Euro : face à des données conjoncturelles plus mitigées, la BCE prône le statu-quo.

En zone Euro, les ventes au détail ont reculé de 0,6% au mois de février contre -0,1% attendu.

Par ailleurs, la production industrielle allemande, pilier de l’économie du pays est restée stable en février par rapport à janvier.

Enfin, le PIB de la zone Euro a été revu légèrement à la baisse sur le 4e trimestre 2009 : en estimation finale, celui-ci ressort finalement stable par rapport au 3e trimestre 2009, contre +0.1% selon la précédente estimation.

Dans cet environnement, la BCE n’a pas modifié le niveau de son principal taux d’intérêt, actuellement à 1%. Son président, Jean-Claude Trichet, a également précisé que la reprise en zone Euro devrait se poursuivre à un « rythme modéré » cette année et de « façon inégale » en raison d’un environnement incertain. Il a par ailleurs appelé les gouvernements à rester « fidèles à leurs responsabilités » concernant leurs déficits publics, le cas de la Grèce inquiétant toujours davantage les marchés et menaçant la stabilité de la zone Euro.

LES POINTS FORTS ET LES POINTS FAIBLES DES MARCHES AU 9 AVRIL 2010

Sources : Reuters et sources de presse – Achevé de rédiger le 9 avril 2010