Les marchés en direct
Saluant une série de bonnes surprises sur le front de l’activité économique, les investisseurs n’ont pas hésité à se positionner sur les marchés actions. En conséquence, les principaux indices boursiers se sont inscrits en hausse sur la semaine, continuant à se rapprocher de leurs plus hauts niveaux de l’année. L’indice CAC 40 a ainsi clôturé la séance de jeudi au-dessus du seuil des 4000 points.
Aux Etats-Unis, les commandes de biens durables ont progressé en février (+0.5%) pour le troisième mois consécutif. La baisse observée dans le secteur des transports (-0,7%) a été compensée par une hausse plus forte qu’attendu des commandes hors transport (+0,9%). Par ailleurs, les chiffres publiés pour le mois de janvier ont été revus à la hausse, les commandes de biens durables ayant progressé de 3.9% contre 2.6% initialement.
En zone Euro, il convient de souligner l’orientation toujours favorable des enquêtes de confiance dans l’industrie et les services pour le mois de mars : l’indice PMI manufacturier a fait un bond à 56,3 contre 54,2 en février. Au niveau des services, l’indice, couvrant un panel de quelques 2.000 entreprises, est passé à 53,7, son meilleur niveau depuis novembre 2007, après 51,8 en février.
L’amélioration du climat des affaires a été particulièrement visible en Allemagne, l’indice IFO (indicateur du moral des entrepreneurs allemands), a enregistré une étonnante reprise en mars (passant de 95,2 à 98,1 points).
Sur le marché des changes, malgré la bonne tenue des indicateurs économiques, l’euro a continué de perdre du terrain face au dollar, pénalisé en partie par de nouvelles inquiétudes concernant les finances publiques du Portugal.
L’agence de notation Fitch a en effet décidé d’abaisser d’un cran la note de la dette à long terme du Portugal, à "AA-" contre "AA". Le pays se retrouve donc au pied du mur pour mettre en oeuvre, sans attendre, son plan de redressement des finances publiques. Ce plan doit lui permettre de ramener d’ici 2013 son déficit (9.3% en 2009) sous la barre des 3%, comme l’exige Bruxelles, et d’amorcer une réduction de sa dette qui a dépassé l’an dernier les
126 milliards d’euros (76,6% du PIB).
Comme pour la Grèce, ce plan porte essentiellement sur une réduction drastique des dépenses publiques avec un gel des salaires des fonctionnaires pendant quatre an , une diminution des aides sociales et le report d’investissements publics. Le gouvernement table par ailleurs sur une hausse de ses recettes grâce à la suppression d’aides fiscales et un vaste plan de privatisations sur fond de reprise timide de la croissance (+0,7% prévu en 2010).
Un accord à minima pour soutenir financièrement la Grèce.
Les 16 Etats membres de la zone Euro ont adopté sans changement l’accord conclu par la France et l’Allemagne sur un mécanisme de soutien à la Grèce (et à tout autre pays de l’Union Européenne qui serait en difficultés financières).
Ce mécanisme prévoit la création d’un dispositif de prêts que la Grèce pourrait utiliser « en dernier recours » si elle ne parvenait plus à emprunter à des taux raisonnables sur les marchés pour financer ses déficits. Le chef du
gouvernement grec, Georges Papandréou, a jugé l’accord européen « très satisfaisant ».
Le dispositif sera alimenté majoritairement par des prêts de partenaires de la Grèce au sein de la zone Euro, et par des prêts du Fonds Monétaire International.
La répartition des prêts entre la zone Euro et le FMI devrait se faire dans une proportion de deux tiers un tiers. L’implication du FMI, exigée par l’Allemagne qui a longtemps réfuté l’idée même d’une aide à la Grèce, a été
difficilement acceptée par certains pays et par la BCE. Les taux d’intérêt appliqués aux prêts, en cas d’utilisation du mécanisme, seront inférieurs à ceux offerts sur le marché, mais néanmoins à un niveau suffisamment élevé pour ne
pas constituer une subvention « déguisée ».
Le PIB américain sur le 4e trimestre 2009 est légèrement révisé en baisse.
Le PIB américain sur le 4e trimestre 2009 est finalement ressorti en hausse de 5.6% (en rythme trimestriel annualisé) contre +5,9% annoncé lors de la deuxième estimation donnée fin février. Ce chiffre est légèrement inférieur aux
prévisions des économistes qui attendaient une simple confirmation de cette deuxième estimation.
LES POINT S FORTS ET LES POINTS FAIBLES DES MARCHES AU 25 MARS 2010
Sources : Reuters et sources de presse – Achevé de rédiger le 25 mars 2010







