Edition du 29 janvier 2010
Les marchés boursiers et l’euro accentuent leur repli
Les marchés en direct
Les marchés boursiers et l’euro accentuent leur repli
Les principaux marchés boursiers ont accentué leur repli cette semaine, pénalisés par la résurgence des inquiétudes sur la dette souveraine et les projets de réforme du système bancaire. Le jugement porté par l’agence de notation financière, Standard & Poor’s, sur le système bancaire britannique a également pesé sur la tendance. Dans ce contexte, l’euro, déjà affaibli la semaine dernière, a encore perdu du terrain face au dollar, et les placements sans risque, tels que les emprunts d’Etat, se sont de nouveau appréciés.Avec la publication d’une hausse de l’indice de confiance des consommateurs américains, pour le 3e mois consécutif, à son plus haut niveau depuis septembre 2008, la semaine avait pourtant bien commencé. Mais les investisseurs ont préféré faire preuve de prudence dans l’attente de la tenue du comité de politique monétaire de la Fed de mercredi 27 janvier.
Sans surprise, la Fed a annoncé laisser ses taux directeurs inchangés (0%-0.25%), précisant qu’ils le seraient encore pendant une période « prolongée » afin de soutenir l’activité. Néanmoins, les investisseurs n’ont été que temporairement rassurés par cette annonce, apprenant parallèlement, que cette décision n’avait pas été votée à l’unanimité. En effet, certains membres du Comité considèrent aujourd’hui que la mention « période prolongée » n’est plus justifiée.
Poursuite des inquiétudes sur la capacité de la Grèce à faire face à son endettement
Au-delà de la problématique des finances publiques grecques, ainsi que celle de certains autres pays, la question qui inquiète désormais les marchés porte sur les solutions qui seront apportées par la Commission Européenne et la Banque Centrale Européenne pour faire face à cette situation.
En conséquence, les prix des obligations grecques ont chuté et leur rendement a bondi. L’Etat grec a profité de cette évolution pour lancer une émission obligataire sur 5 ans, qui lui a permis de lever 8 milliards d’euros avec un rendement de 7%. Dans le même temps, les autorités grecques ont démenti la rumeur selon laquelle elles souhaitent que la Chine achète les obligations de l’Etat grec pour une somme pouvant aller jusqu’à 25 milliards d’euros.
Les difficultés budgétaires de la Grèce se sont également traduites par une forte remontée de la valeur des CDS (Crédit Default Swaps) qui reflètent l’assurance contre un défaut de paiement d’une dette souveraine pour les cinq prochaines années.
Dans ce contexte, la publication d’un déficit public record pour le Portugal (9.3% du PIB), au-dessus des dernières prévisions de la Commission Européenne et du FMI (8%), a été mal accueillie, attisant les craintes d’ une contagion aux pays périphériques tels que l’Espagne, l’Italie et l’Irlande.
Par ailleurs, il est à noter que l’agence de notation financière Standard & Poor’s qui avait déjà dégradé, fin décembre, la note du secteur bancaire britannique, a averti pouvoir l’abaisser encore si l’économie du pays ne se redressait pas durablement.
Dernière minute Economie
Le PIB des Etats-Unis a progressé de +5,7% sur le 4e trimestre 2009 (en rythme trimestriel annualisé, en 1re estimation, contre +2.2% sur le 3e trimestre 2009 et +4.6% attendu par les économistes). Ce taux de croissance, le plus fort depuis l’été 2003, a été notamment soutenu par les investissements des entreprises (+2.9%) et la consommation des ménages (+2%).En revanche, sur l’ensemble de l’année 2009, le PIB américain affiche (en 1ère estimation) un recul de 2,4%, sa première contraction depuis 1991.
Achevé de rédiger le 29 janvier 2010






