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Les marchés rassurés par les premiers détails des « tests de résistance »

Edition du 12 juillet 2010
Les marchés rassurés par les premiers détails des « tests de résistance »

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Les marchés rassurés par les premiers détails des « tests de résistance »

Les principales places boursières ont clôturé la semaine en forte hausse.

Les investisseurs ont d’une part réagi positivement aux premières informations dévoilées mercredi sur les tests de résistance (« stress tests ») auxquels les banques de l’Union Européenne seront soumises afin d’évaluer leur capacité à résister à un choc économique important. Le CEBS (Comité Européen des Superviseurs Bancaires), chargé de la conduite des tests, a décidé d’inclure suffisamment d’établissements pour appréhender au moins 50% du secteur bancaire de chaque pays. Au total, les 91 banques testées (dont 27 en Espagne, 14 en Allemagne et 6 en Grèce) représentent ainsi 65% du secteur bancaire de l’Union Européenne. Parmi les hypothèses retenues pour réaliser ces tests, figurent un scénario de croissance économique de la zone Euro inférieure de trois points aux prévisions de Bruxelles en 2010 (1%) et en 2011 (1,7%) ainsi que la prise en compte du risque souverain à des conditions de marché similaires à celle début mai 2010.

D’autre part, le Président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a tenu des propos optimistes sur la croissance économique de la zone Euro, sur le deuxième trimestre en particulier. Il a de plus écarté le risque d’une rechute en récession pour les prochains trimestres, maintenant le scénario d’une croissance à un rythme modéré et hétérogène au sein de la zone Euro. Sans surprise, la BCE a conservé le statu-quo de sa politique monétaire et réitéré son offre illimitée de liquidités pour les opérations habituelles de refinancement à une semaine, un mois et trois mois.

D’autres nouvelles ont participé au regain d’optimisme sur la semaine comme la révision à la hausse par le FMI de sa prévision de croissance mondiale pour 2010 à 4,6% (contre 4,2% en avril ) ainsi que l’annonce du report à septembre du vote par les Eurodéputés des nouvelles règles de « supervision financière ».

Dans ce contexte, les marchés boursiers ont relégué au second plan, le ralentissement de l’activité observé dans les secteurs des services aux Etats-Unis (ISM de juin à 53.8 contre 55,4 en mai) comme en Europe (PMI à 55,5 contre 56,2 en mai).

Le regain d’appétence pour le risque a également profité à l’euro qui a clôturé la semaine au-dessus du niveau de 1,26 dollar.

Sources : Reuters et sources de presse, achevé de rédiger le 9 juillet 2010 sur la base des cours de clôture au 8 juillet 2010