Les marchés en direct
Après avoir salué vendredi dernier, la baisse du taux de chômage de l’économie américaine à 10% en novembre contre 10.2% en octobre, les principaux indices boursiers ont marqué une pause cette semaine.
Déjà préoccupés par la confusion entourant la restructuration du conglomérat public Dubaï World, les craintes des investisseurs ont été attisées par la dégradation de la notation de la dette souveraine de la Grèce et la mise sous
surveillance négative de celle de l’Espagne, par les agences Standard and Poors (S&P) et Fitch.
La Grèce se trouve en effet dans le collimateur depuis deux semaines en raison de l’explosion de son déficit public,
prévu à 12,7% du PIB, et de sa dette publique, attendue à 113% du PIB pour la fin de l’année.
Selon Fitch, la dette publique grecque pourrait en réalité atteindre près de 130% de son PIB et ce, d’autant que les perspectives d’une reprise économique soutenue et équilibrée dans le pays sont incertaines.
Pour l’Espagne (l’un des derniers grands pays de l’Union à ne pas être encore sorti de la récession), l’agence S&P a souligné l’absence de mesures plus agressives de la part des autorités pour faire face aux déséquilibres fiscaux et
extérieurs. La dette, jusque-là bien contenue, pourrait représenter, selon elle, 67% du PIB à la fin 2010 contre 54,3% au 31 décembre 2009. Ainsi la notation de l’Espagne reste satisfaisante mais l’objectif de S&P est d’envoyer un message fort au gouvernement espagnol pour rétablir les finances publiques.
Néanmoins, jeudi, la publication de statistiques favorables sur les économies américaine et chinoise, ont permis aux marchés actions de clôturer la séance en territoire positif.
Aux Etats-Unis, le nombre d’inscriptions hebdomadaires au chômage est certes ressorti en hausse mais le nombre
de personnes percevant régulièrement des indemnités chômage a reculé de 7% en octobre.
Parallèlement, le déficit commercial américain s’est inscrit en baisse de 7.6% en octobre à 32.94 milliards de dollars contre 35.65 milliards de dollars en septembre.
En Chine, la production industrielle a atteint, en novembre, son plus haut niveau depuis juin 2007 (+19.2% sur un an), confirmant la vigueur de la reprise économique du pays.
Compte tenu des récentes bonnes nouvelles publiées outre-Atlantique sur le front de l’emploi en particulier, les investissements sur le marché américain des emprunts d’Etat à moyen et long termes ont continué à baisser. Le taux à 10 ans* américain est ainsi passé de 3.40% à près de 3.50%, creusant l’écart avec le taux à 10 ans de la zone Euro (3.15%).
* Pour mémoire, les cours des obligations évoluent en sens inverse des taux d’intérêt.
Sur le marché des devises, la mise en exergue des problèmes d’endettement de la Grèce et l’Espagne conjuguée à certains chiffres décevants sur l’activité en zone Euro en octobre (reculs de la production industrielle en France, des commandes à l’industrie en Allemagne..) ont pesé sur l’euro.
L’euro clôture donc la semaine en baisse de plus de 2%, atteignant 1.47$ contre 1.50$ en fin de semaine dernière.
Dernière minute « ECO » – Etats-Unis
Les ventes au détail sont ressorties en hausse de +1.3% en novembre (contre +0.7% attendu et +1.1% en octobre).
Il s’agit de leur plus forte progression depuis août dernier. Hors automobile, essence et matériaux de construction, les
ventes au détail affichent un gain de +0.6%, (cinquième mois consécutif de hausse), ce qui entretient l’espoir de voir la
reprise s’auto-entretenir.
Achevé de rédiger le 11 décembre 2009 – Reuters et sources de presse







