Les marchés en direct
Après le rebond de la semaine passée, les principaux marchés boursiers ont été fragilisés par de nouvelles statistiques économiques mitigées de part et d’autre de l’Atlantique. Les investisseurs sont aussi restés préoccupés par la situation budgétaire de la Grèce, notamment suite à de nouvelles rumeurs de dégradation de sa notation. Dans ce contexte, les propos tenus par le président de la Fed mercredi pour apaiser les craintes suscitées par la hausse inattendue du taux d’escompte* le 18 février, n’ont que brièvement rassuré les investisseurs.
Conjoncture américaine : des indicateurs conjoncturels en demi-teinte
Les chiffres de l’emploi ont encore déçu : les nouvelles demandes d’allocations chômage hebdomadaires sont ressorties en hausse pour la quatrième semaine consécutive à 496 000 contre 460 000 attendues, plus haut niveau depuis mi-novembre 2009. Par ailleurs, la confiance des consommateurs (mesurée par l’indice du Conference Board) est tombée à son plus bas niveau depuis avril 2009 (à 46 points en février contre 56.5 points en janvier), révélant une dégradation de la perception du marché de l’emploi et du climat des affaires. De même, les ventes de logements neufs ont chuté de 11.2% en janvier, pour le troisième mois consécutif, à un plus pas historique (309 000). Cette évolution, notamment liée à la fin de nombreuses mesures de soutien (telles que les crédits d’impôt), confirme la faiblesse persistante de la demande immobilière sous-jacente. Du côté du prix des maisons individuelles, l’indice S&P Case Shiller 20 s’est également inscrit en recul en décembre, sur un an (-3.1%) mais le rythme de la baisse ralentit. Enfin, les commandes de biens durables ont progressé de 3% en janvier, contre un consensus voisin de +1,5%. Il s’agit de la plus forte hausse depuis un bond de 5,8% en juillet 2009. Cependant, l’indice considéré hors transport a décliné de manière inattendue, abandonnant 0,6% en janvier après +0,9% en décembre. En dehors de la forte demande dans l’aérien commercial, les commandes demeurent donc sans grand relief. Ces signes illustrant la fragilité de l’activité américaine ont été soulignés par le président de la Fed. Celui-ci a d’ailleurs rappelé que les taux directeurs resteraient bas pour une période prolongée.* Le taux d’escompte est le taux auquel les banques se refinancent quand le marché interbancaire ne suffit pas.
Conjoncture européenne : en Allemagne et France, certains indicateurs marquent une pause
Dans le sillage de la publication du recul de l’indice Zew la semaine dernière, le climat des affaires en Allemagne s’est détérioré de façon inattendue en février, l’indice IFO ayant légèrement reculé pour la première fois depuis 11 mois. Les quelques 7000 entreprises allemandes participant à cette enquête se sont notamment montrées moins optimistes sur leur situation « actuelle ».
En France, la consommation des ménages en produits manufacturés a baissé de 2.7% en janvier, contrecoup de la réduction de la prime à la casse automobile en début d’année, puisque les achats de véhicules ont chuté de 17.6%.
Ce recul est le plus important depuis janvier 2008.
Dernière minute Economie : Deuxième estimation du PIB américain sur le 4e trimestre 2009
L’économie américaine a crû à un rythme plus rapide qu’estimé initialement au quatrième trimestre 2009, stimulée par les investissements et la baisse plus lente des stocks des entreprises : le PIB ressort en hausse de 5,9% en rythme trimestriel annualisé (contre +5.7% en première estimation). Il s’agit du plus fort taux de croissance depuis le troisième trimestre 2003.LES POINT S FORTS ET LES POINTS FAIBLES DES MARCHES AU 26 FEVRIER 2010
Sources : Reuters et sources de presse – Achevé de rédiger le 26 février 2010







