Edition du 22 janvier 2010
Regain de volatilité sur les marchés
Les marchés en direct
Regain de volatilité sur les marchés
Les principaux marchés boursiers se sont inscrits en baisse cette semaine, essentiellement pénalisés par les nouvelles concernant le secteur bancaire américain. Par ailleurs, la volonté des autorités chinoises de freiner la spéculation immobilière et d’endiguer tout risque de surchauffe en drainant les liquidités (hausse de taux, limitation des prêts) a accentué les prises de profits sur les marchés. Dans ce contexte, les investisseurs se sont montrés plus hésitants à l’égard des marchés actions, ce qui s’est également traduit par un regain de volatilité sur la semaine.Le secteur bancaire américain inquiète.
Plusieurs établissements bancaires de premier plan ont publié des résultats plus mitigés qu’au trimestre précédent en raison de l’impact du remboursement des aides fédérales comme ce fut le cas pour Citigroup et Bank of America. A ce facteur exceptionnel s’ajoute la persistance des provisions pour pertes sur crédit, qui restent élevées même si les banques elles-mêmes estiment que le pire est passé de ce point de vue. En revanche, Wells Fargo, numéro quatre américain du secteur en termes d’actifs, a mieux tiré son épingle du jeu, bien qu’elle ait remboursé 25 milliards de dollars à l’Etat fédéral. Celui-ci a dégagé un bénéfice net de 2.82 milliards de dollars au quatrième trimestre, légèrement supérieur aux attentes.Aux craintes suscitées par les résultats de ces établissements est également venue se greffer, en fin de semaine, l’annonce par B. Obama, de propositions visant à limiter la prise de risque de la part des banques et ainsi, leur potentiel bénéficiaire. Le président américain veut en effet interdire aux grandes banques de mener des activités de marché spéculatives « pour leur seul profit », c’est-à-dire qui ne répondent pas aux intérêts de leurs clients. Il précise également que les banques, ou institutions financières ne devront plus investir ou soutenir des fonds spéculatifs ou des fonds de capital-investissement.
B. Obama souhaite aussi restreindre sévèrement la pratique des opérations pour « compte propre », qui consiste pour les banques à faire fructifier leur propre argent sur les marchés financiers par opposition aux placements pour le compte de la clientèle. Ces opérations se sont révélées extrêmement lucratives pour les banques mais elles ont accru la volatilité sur les marchés. La Maison-Blanche estime que cette pratique a contribué à mettre le système financier américain au bord du gouffre en 2008. Enfin, il souhaite que soit votée une limite à la taille des banques en proportion de l’ensemble du secteur financier.
Un marché immobilier américain en voie de stabilisation
Les nouveaux permis de construire, censés préfigurer l’évolution de l’activité de la construction, ont augmenté de 10,9% en décembre à 653.000, le chiffre le plus élevé enregistré depuis octobre 2008. En revanche, les mises en chantier ont subi en décembre une baisse inattendue de 4%, due principalement au ralentissement de l’activité dans l’immobilier résidentiel. Ce recul peut aussi s’expliquer par le climat inhabituellement froid qui a régné sur une bonne partie du pays le mois dernier.Plusieurs facteurs ont favorisé le raffermissement du dollar contre euro
Les inquiétudes concernant les conséquences du resserrement monétaire en Chine, la défiance accrue de la communauté financière envers la capacité de la Grèce à résorber ses déficits, ainsi que la perte de la majorité qualifiée au Sénat américain des démocrates ont favorisé la hausse du dollar contre euro sur les 5 dernières séance. En effet, le revers enregistré par l’Administration Obama, qui perd la majorité au Sénat (celle des 2/3), fragilise ainsi la politique de réformes et de relance engagée par le président américain, qui voit sa marge de manoeuvre diminuer. Ainsi, la parité euro / dollar termine la semaine sur le niveau de 1.40 contre 1.45 la semaine dernière.Achevé de rédiger le 22 janvier 2010







