Les marchés en direct
Les marchés boursiers ont clôturé la semaine en territoire positif, soutenus par des chiffres légèrement meilleurs qu’attendu sur le front de l’activité économique américaine et par les propos tenus par la Fed à l’issue de son comité de politique monétaire. Néanmoins, la progression des indices européens a été freinée en fin de semaine par la résurgence d’inquiétudes liées au nécessaire désendettement de la Grèce et à la situation de son secteur financier.
La conjoncture économique américaine offre de bonnes surprises.
La production industrielle a augmenté de 0.1% en février, alors que les économistes tablaient sur une stabilisation après la hausse de 0.9% de janvier. Ainsi, sur un an, la production industrielle a augmenté de 1.7%.
Le taux d’utilisation des capacités de production s’est également amélioré à 72.7%, son niveau le plus haut depuis décembre 2008.
Concernant le secteur de la construction, les mises en chantier et les demandes de permis de construire ont aussi reculé moins fortement que prévu, alors que les mauvaises conditions climatiques, dans le nord-est du pays ont perturbé la construction de logements. Les mises en chantier ont chuté de 5.9% en février (en rythme annuel) tandis que les nouveaux permis de construire ont reculé de 1.6%.
Par ailleurs, l’indice des indicateurs avancés, mesuré par l’institut privé de conjoncture du Conference Board, a légèrement progressé en février. Il affiche une hausse de 0.1%, son onzième gain consécutif. Cet indicateur qui donne
une idée de l’évolution de la conjoncture américaine au cours des six prochains mois, laisse donc entrevoir une poursuite de l’amélioration actuelle.
Enfin, les prix à la consommation sont restés stables en février, confortant le scénario d’une inflation faible, propice au maintien de la politique monétaire de taux bas de la Fed.
La Réserve Fédérale américaine maintient le cap.
Sans surprise, la Fed a décidé de maintenir le niveau de son principal taux d’intérêt directeur entre 0% et 0.25%, et ce toujours « pour une période prolongée ». Comme en janvier, cette décision n’a pas été prise à l’unanimité, le président de la Fed de Kansas City ayant encore voté contre le statu-quo.
La Fed note en effet une amélioration de l’économie, soulignant une stabilisation du marché de l’emploi, ce qui constitue une meilleure appréciation de la conjoncture qu’au mois de janvier.
Ainsi, même si elle s’est montrée très prudente dans sa communication, la Banque Centrale américaine prépare les marchés à une sortie graduelle de sa politique monétaire actuelle, particulièrement accommodante.
Comme prévu, la Fed a également confirmé mettre un terme à son programme de rachat d’actifs adossés à des crédits immobiliers dès la fin du mois de mars, tout en soulignant qu’elle continuerait à surveiller de près les
perspectives économiques afin de voir si d’autres mesures de soutien seront nécessaires.
La Grèce fragilise de nouveau les marchés boursiers européens.
La Grèce a pressé jeudi l’Union Européenne de s’engager clairement sur une aide lors du Sommet de Bruxelles des 25 et 26 mars, en soulignant qu’elle pourrait être incapable de mener à bien son programme de réduction des déficits si ses coûts d’emprunt restaient élevés. Elle a cependant formellement rejeté les informations de presse selon lesquelles elle pourrait demander une aide du FMI dès le début du mois prochain.
Pour sa part, George Papandréou, le Premier Ministre grec, espère qu’un soutien visible de l’Union Européenne entraînera une baisse du coût du crédit et rendra inutile une sollicitation de la Grèce pour une aide financière auprès
du FMI.
Mais ces dénégations n’ont pas suffi à rassurer les investisseurs qui redoutent qu’il soit impossible d’assurer une certaine sécurité financière pour les membres les plus endettés de la zone Euro tant que l’Allemagne éprouvera des
réticences à voler au secours des pays les plus fragilisés.
A ces préoccupations, sont venus s’ajouter les mauvais résultats de la National Bank of Greece, le numéro un du secteur, dont le bénéfice a chuté de 40% en 2009.
LES POINT S FORTS ET LES POINTS FAIBLES DES MARCHES AU 19 MARS 2010
Sources : Reuters et sources de presse – Achevé de rédiger le 19mars 2010







